Patrimoine religieux (suite)
Paroisse Sts-Martyrs-Canadiens
La paroisse Saints-Martyrs-Canadiens fut érigée
en août 1939 par Son Exc. Mgr Albini Lafortune, qui
lui assigna pour territoire la partie de Victoriaville située
au sud de la voie ferrée et le secteur rural compris
entre les limites de la ville et celles d'Arthabaska. La
population, cédée par Sainte-Victoire, la
paroisse mère, était de 4,266 âmes.
La première messe fut célébrée
dans le garage Baril acheté par la Fabrique et converti
en chapelle par M. le chanoine Alcide Pellerin, à
qui succéda Mgr Alphonse Roux, d'abord comme administrateur
en 1951, puis comme curé en 1952.
L’église actuelle a été bâtie sur la terre des
fondateurs de Victoriaville, Olivier Perreault et son épouse
Maria Levasseur. Sa construction a débuté
en avril 1953 pour se terminer en 1954. L’architecte
fut Maurice Roux et l’entrepreneur, Robidas Construction.
Son Exc. Mgr Albertus Martin, évêque de Nicolet,
avait présidé à la consécration
du carillon de quatre cloches Paccard offert par les paroissiens.
Installé en 1955, l'orgue tout harmonique
Casavant fut inauguré par un concert sacré
de M. Raymond Daveluy après que Mgr Origène
Grenier eût béni l'instrument.
De style classico-moderne, l'église
compte parmi les beaux édifices religieux du Canada.
Elle représente un effort de création architecturale
à la fois respectueux de la tradition et soucieux
d'originalité. Dans la pureté des lignes,
l'harmonie des proportions, la légèreté
et la symétrie des flèches, le rythme et l'équilibre
des masses, les visiteurs retrouvent avec joie les éléments
essentiels de la beauté artistique. Ils ont également
plaisir à découvrir tant à l'extérieur
qu'à l'intérieur de l'édifice ce qui
lui confère un air de nouveauté: clochers
ouverts sur le ciel et soulevés au-dessus du toit
par des colonnes, portiques latéraux incorporés
à la façade pour lui donner de l'ampleur,
fenêtres horizontales allégeant les longs pans
peu élevés, clocheton à la croisé
des transepts, arcs irréguliers dont la pointe est
coupée par des triangles, nef débouchant sur
un sanctuaire de même largeur.
Depuis 2004, les paroisses St-Gabriel-Lalemant,
Sts-Martyrs-Canadiens et Ste-Victoire sont regroupées
sous le nom de la Paroisse Ste-Trinité.
Paroisse St-Gabriel-Lalemant
Le 8 juillet 1953, l'évêque
du diocèse de Nicolet, Mgr Albertus Martin, signait
l'autorisation d'ériger une église dédicacée
à St-Gabriel-Lalemant sur un territoire détaché
de la paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens. Ce territoire
sera agrandi en 1960 et 1965.
Le 27 août 1953, la paroisse accueillait le curé
fondateur, Monsieur l'abbé Antonio Parenteau. Il
arrivait de la cure de Manseau après une vingtaine
d'années consacrées à l'éducation
au petit séminaire de Nicolet. Il avait aussi fondé
l'externat classique de Drummondville en 1947. Il sera plus
tard un des principaux instigateurs des fêtes du centenaire
de Victoriaville en 1961.
En attendant l'église, deux lieux
de culte étaient à la disposition des paroissiens,
soit la chapelle St-Gabriel sur la rue Côté
et le théâtre Victoria, de monsieur Uldéric
Allaire, qui s’élevait sur le boulevard Carignan.
Le premier baptême fut célébré
le 28 août 1953 pour accueillir Bernard Croteau, le
fils de Pierre-Paul Croteau et de Cécile Bernard.
L’église fut construite en 1954 par l’entrepreneur
J. Robert Noël selon les plans de l’architecte
Paul Labranche.
C’est une construction de brique
et de pierre qui peut recevoir plus de six cents personnes
dans un intérieure sobre, propice au recueillement
et à la prière. Le 16 mars 1955, monsieur
le Curé emménageait dans le nouveau presbytère.
Depuis 2004, les paroisses St-Gabriel-Lalemant,
Sts-Martyrs-Canadiens et Ste-Victoire sont regroupées
sous le nom de la Paroisse Ste-Trinité.