Patrimoine religieux (suite)
Paroisse Ste-Victoire
La paroisse de Ste-Victoire fut fondée en 1863. La même
année, un décret de l’évêque
permettait la construction d’une église et
d’une sacristie en bois sur la terre de Louis Foisy.
Elle fut ouverte au culte le 23 septembre 1865. Surmontée
d’un clocher de 100 pieds, cette première église
mesurait 110 pieds de longueur par 61 de largeur et 52 de
hauteur. Son emplacement se trouvait entre l’église
actuelle et le Couvent de Notre Dame.
Le premier curé de la paroisse Ste-Victoire, l’abbé
Calixte Marquis, fut nommé le 18 septembre 1865.
Depuis l’automne de 1864, le vicaire de St-Christophe,
l’abbé Adolphe Barolet, venait desservir les
fidèles de la nouvelle paroisse. L’abbé
Marquis n’était pas résident à
Ste-Victoire, il demeurait à St-Célestin et
venait à Victoriaville pour les affaires importantes.
Le premier curé résident, l’abbé
Joseph-Napoléon Héroux, fut nommé en
1867 et il y demeura pendant plus de dix ans.
La figure du 3e curé de la paroisse, l’abbé
Uldoric Tessier, est devenue légendaire. Il fut curé
de Ste-Victoire de 1886 à 1906. Il fit venir les
Frères du Sacré-Cœur pour l’instruction
des jeunes, il dirigea la construction de l’église
actuelle, il contribua à ériger l’Académie
St-Louis-de-Gonzague, à fonder le Collège
commercial de Victoriaville et il prêta son secours
moral et financier à beaucoup d’autres œuvres.
Ce qui fait que la mémoire de l’abbé
Tessier s’est perpétuée et qu’encore
de nos jours, on parle de lui, c’est qu’il fut
vraiment un homme de Dieu. Un fait marque bien le culte
que l’on vouait à l’abbé Tessier
: alors qu’il reposait en chapelle ardente, on s’aperçut
que des gens, munis de lames, coupaient sa soutane pour
garder une relique de celui qu’ils avaient tant apprécié.
La construction de l’église actuelle a débutée
en 1896. Au cours de la construction, on eut à déplorer
deux terribles accidents : l’effondrement du clocher
principal et la chute d’un ouvrier qui travaillait
à la couverture du petit clocher de gauche. L’église
fut terminée en juillet 1900 et fut bénie
par Mgr Gravel, évêque de Nicolet, le 29 juillet
de cette même année.
Une autre figure de proue de la paroisse Ste-Victoire fut monseigneur
Onil Milot. Il fut nommé curé en 1913 et y
demeura pendant 34 ans. Prêtre d’une imposante
dignité, d’une énergie indomptable,
d’une piété toujours édifiante,
il a mérité la vénération qui
entoure sa mémoire. Très attaché à
la paroisse Ste-Victoire, monseigneur Milot voulut y être
inhumé. Les fidèles accédèrent
à sa demande et son tombeau est toujours accessible
en dessous de l’autel de la Sainte Vierge.


Depuis 2004, les paroisses St-Gabriel-Lalemant, Sts-Martyrs-Canadiens et Ste-Victoire sont regroupées sous le nom de la Paroisse Ste-Trinité.