Patrimoine religieux
Paroisse St-Christophe
Une première chapelle, la Chapelle
des Bras, fut construite en 1843 sur la proposition de l'abbé
Clovis Gagnon. Elle fut érigée sur le site
actuel du CÉGEP de Victoriaville. À ce moment-là,
il n'y avait ni paroisse ni municipalité. La municipalité
de St-Christophe d'Arthabaska fut fondée en 1846.
En 1849, la chapelle existante étant devenue trop
petite, on construisit un presbytère chapelle sur
un nouveau site. Les fidèles choisirent l'emplacement
actuel du stationnement de l’église.
La population croissant, il fallut songer, dès 1851
à ériger une église plus grande encore.
Le 24 septembre 1851 vit l'érection canonique de
la paroisse St-Christophe et la nomination du premier curé
résidant, l'abbé Ph. H. Suzor.
Au début d'octobre, on procédait
à la bénédiction d'une nouvelle église
de 75 pieds X 40 pieds à l'endroit de l’église
actuelle. La paroisse comptait 350 communiants et une dizaine
de maisons composaient le village.
En 1871, la même année où
Wilfrid Laurier est élu député fédéral
de Drummond-Arthabaska, les marguilliers de la paroisse
accordèrent le contrat de la construction de l’église
aux entrepreneurs Marcotte et fils selon les plans de l'architecte
Joseph-Ferdinand Peachy de Québec. Élève
le plus doué de Charles Baillargé, celui-ci
avait déjà réalisé les plans
de 6 églises au moment où on lui confia la
responsabilité de produire les plans de l'église
St-Christophe d'Arthabaska. Ces plans ne comportaient pas,
cependant, la décoration intérieure.
L’extérieur fut complété
le 15 juillet 1875 et la bénédiction par Mgr
Laflèche, évêque de Trois-Rivières
donna lieu à une grande fête
En 1876, on déménagea l'ancien presbytère
chapelle de l'autre côté de la rue face au
presbytère actuel. Cette maison devint à partir
de ce jour la résidence du sacristain. Elle existe
encore et est habitée par le bedeau.
Un nouveau curé remplaça
le curé Suzor en 1878. Il s'agissait de M. J. Napoléon
Héroux. Celui-ci occupera le poste durant 7 ans.
Sous son ministère on installera dans le jubé
le premier orgue des Bois-Francs.
Le contrat de la décoration fut
confié à M. Joseph-Thomas Rousseau, artiste-peintre
de St-Hyacinthe spécialisé dans ce type de
travaux, qui avait déjà bon nombre d'églises
et de chapelles à son crédit. Celui-ci forma
une équipe d'artistes pour réaliser avec lui
les oeuvres prévues sur les plans et devis. D'ailleurs,
Henri-Maurice Perreault et Albert Ménard, architectes
de Montréal, ont préparé six des neuf
plans et les trois autres sont l'oeuvre de J.-Thomas Rousseau
lui-même. Un jeune homme de 18 ans, d'Arthabaskaville,
à l'instigation de l'abbé Suzor, frère
de sa mère, figurait parmi la liste des collaborateurs
de Rousseau. Il s'agit de Marc-Aurèle Suzor-Côté
dont la renommée n'était pas encore faite.
En 1900, arriva un nouveau curé,
Louis-Alfred Côté, qui restera en fonction
pendant 38 ans. En 1938, les paroissiens le voient partir
avec émotion et regret. Il connaissait tout le monde
ayant baptisé et marié un très grand
nombre d'entre eux.
Le 18 mai 1941, on procéda à l'inauguration d’un
nouvel orgue Casavant de 32 jeux. On fait aussi installer
un système électrique pour sonner les cloches.
En prévision du centenaire de l'érection
canonique de la paroisse St-Christophe, en 1951, on fit
faire des travaux de restauration, de lavage et de peinture.
On célébra le centenaire par des fêtes
mémorables qui durèrent cinq jours, du 28
juin au 2 juillet de la même année.
Des travaux de réaménagement furent entrepris
en 1967 et 1968. Pour s'adapter, semble-t-il, au renouveau
liturgique de Vatican II, il a fallu détruire le
maître-hôtel et le grand baldaquin, la chaire,
la longue balustrade et les deux rangées de stalles
bordant le choeur.
Des restaurations majeures ont été
entrepris en 1990 et se sont échelonnées sur
plusieurs années. Ces restaurations comprenaient,
entre autres, la réparation des vitraux, la réfection
de l’orgue, la restauration des oeuvres d’art,
la reconstruction du maître-autel, de la chaire et
du plancher du sanctuaire.
En 2001, le Ministère de la Culture
du Québec reconnaissait l’église St-Christophe
comme monument historique du patrimoine religieux bâti.
